
Dans une lecture symbolique de l'Apocalypse, certains auteurs ésotériques ont cherché à reconnaître, dans des personnages historiques, des archétypes décrits par saint Jean. Selon cette interprétation, Aleister Crowley pourrait être vu comme une figure incarnant la « Bête à sept têtes », non pas au sens littéral, mais comme le symbole d'une doctrine qui exalte les sept forces instinctives de l'homme, correspondant aux sept péchés capitaux : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse. Dans cette perspective, la Bête représenterait la domination des instincts sur la conscience spirituelle.
Toujours dans cette lecture symbolique, Samaël Aun Weor pourrait être interprété comme une figure rappelant le « faux prophète » décrit dans l'Apocalypse, présenté comme « un agneau ayant deux cornes, mais parlant comme un dragon » (Apocalypse 13,11). L'image de l'agneau évoquerait une apparence christique, un discours de salut et de libération, tandis que les cornes de bélier symboliseraient une autorité spirituelle revendiquée. Le fait qu'il « parle comme un dragon » signifierait, selon cette interprétation, que son enseignement conduirait finalement non vers le Christ biblique, mais vers une autre voie spirituelle.
Il s'agit toutefois d'une interprétation théologique ou ésotérique parmi d'autres, et non d'un fait historique établi. Les figures de l'Apocalypse ont reçu, au cours des siècles, de nombreuses interprétations différentes selon les traditions religieuses et les écoles de pensée.
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Lorsque le Soi, au cœur de l’homme, dit : « Je pense », « Je veux », « Je sens » et « Je suis », ce n’est pas le moi-je illusoire, l’ego séparé, qui s'exprime. C’est le « Je » absolu, le Principe créateur lui-même, la Conscience divine qui se manifeste à travers les quatre dimensions fondamentales de l’être. Alors la frontière entre « Je » et « Lui » s’efface : il n’y a plus deux réalités séparées, mais une seule Présence qui se révèle à elle-même.